Les métaux précieux s’apprécient de plus en plus

Les métaux précieux s’apprécient de plus en plus

Face à l’instabilité de la conjoncture économique mondiale, les investisseurs se sont orientés vers les métaux précieux, ce qu’ils considèrent comme valeurs sûres depuis toujours. En conséquence, on assiste à une demande mondiale d’or très accrue au plus haut en trois ans. Qui en est pour cause principale ? Le Brexit. En effet, ce mouvement haussier a été déclenché par le scrutin britannique du 23 juin, depuis, il n’a cessé de progresser.

Les marchés européens sont en pleine désillusion depuis que le Royaume-Uni a décidé de se séparer de l’Union européenne. En même temps, la réserve fédérale n’a pas augmenté ses taux comme on s’y attendait. Ce qui est tout simplement un contexte favorable à l’or. L’argent en profite également vu qu’il réagit plus fortement aux aléas des marchés. Cependant, le platine et le palladium évoluent dans une toute autre sphère, car le sort de ces métaux dépend des cycles de l’industrie automobile en raison de leur utilisation dans la fabrication des pots d’échappement.

L’attrait pour l’or se poursuit

Au cours du deuxième trimestre 2016, la demande mondiale de métal jaune est ressortie à 1.050 tonnes contre 910 tonnes sur la même période en 2015, selon le Conseil mondial d’or (CMO) qui rassemble les grands producteurs d’or de la planète. En réalité, les investisseurs cherchaient à diversifier leurs risques d’où l’essor fulgurant de la demande aurifère.

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Au cours du premier trimestre, cette dernière affichait un niveau record de 1.064 tonnes, soit, 16% de plus que son précédent plus haut historique qui date du premier semestre 2009. Ce qui remonte à la crise financière. Or, c’est une grande première dans l’histoire des statistiques du CMO que la demande soit positive sur deux trimestres consécutifs, car c’est vraiment inhabituel.

Les flux entrants d’ETF positifs

Avec une liste d’actifs qui s’allonge dont le rendement est négatif ou nul, les investisseurs occidentaux et professionnels ont cherché à se tourner vers des valeurs plus rentables telles que l’or. Les résultats des flux entrants d’ETF le confirment, car ces derniers « ont connu une première moitié d’année extraordinaire » confie le CMO.

crédit photo  REUTERS/Enny Nuraheni (INDONESIA BUSINESS)

crédit photo REUTERS/Enny Nuraheni (INDONESIA BUSINESS)

D’après les données, les fonds d’investissement adossés à des stocks physiques d’or ont atteint près de 580 tonnes entre janvier et juin 2016. Fin juillet, on pouvait établir ces flux à 660 tonnes sur l’ensemble de l’année. Ce qui fait une progression supplémentaire de 80 tonnes comparée à la fin du mois précédent. Pourtant, les investisseurs américains ne sont pas nécessairement les responsables de ce perfectionnement vu que les 47% sont composés des ETF européens.

La joaillerie en déclin

Entre temps, le yen chinois se déprécie au point de créer un effet déflationniste à l’échelle mondiale. Un fait qui profite encore une fois à l’or, et ce, sur le long terme. La montée en puissance du métal précieux s’explique ainsi par divers facteurs. Si la croissance de la demande d’or a conduit à la hausse les prix du métal jaune en dollars, cela a pesé sur les achats de bijoux, soit, le revers de la médaille.

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Le domaine de la joaillerie a reculé de 14% au deuxième trimestre à 444 tonnes, contre 514 tonnes l’an dernier, en particulier en Chine et en Inde, les deux plus grands consommateurs. La demande des banques centrales a également été impactée. L’engouement des banques centrales pour l’or a chuté de 40% au deuxième trimestre 2016 dûs à l’augmentation des prix de l’or indique le CMO.

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