Les smartphones usagés, une véritable mine d’or

Les smartphones usagés, une véritable mine d’or

Depuis que l’autorité nippone a évoqué le recyclage des appareils électroniques hors d’usage pour frapper les prochaines médailles aux JO 2020, le secteur de l’extraction des métaux précieux s’est trouvé une nouvelle mine à explorer. Une exploitation insolite qui consiste à récupérer les métaux précieux dans les téléphones usagés. Et oui, les smartphones contiennent de l’or, de l’argent et du cuivre. Cela concerne généralement les produits électroniques tels que PC, tablettes et bien d’autres bijoux de la technologie. Friands de ces appareils, les Français en possèdent une centaine de millions selon un rapport sénatorial. Un chiffre qui a incité le sénat de faire appel à leur recyclage.

 Des gisements importants à explorer

La sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin fait le point sur la valeur métallique des appareils électroniques, en particulier les téléphones portables. « Il y a 200 grammes d’or dans une tonne de cartes électronique, quand on en trouve moins de 5 grammes dans une tonne de minerai » évoque la rapporteuse.

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En plus des 200 grammes d’or, les cartes contiennent « 5 kilos d’argent, 9 kilos de tantale et 250 kilos de cuivre ». Des données qui devraient conscientiser les Français, les fabricants et les opérateurs à revaloriser leurs anciens mobiles. En effet, ces derniers représentent des gisements de matières premières de d’emplois encore inexploités pour l’heure. Au lieu de les ranger au fond du tiroir, autant en tirer profit.

 Qu’en-est-il de l’obligation de reprise ?

En vérité, « les gens ont peur que les données circulent », c’est-à-dire, ceux qui sont contenus dans les portables alors que l’appareil pourrait bien servir à autre chose, et ce, pour la bonne cause. Par ailleurs, il n’est pas facile de trouver l’endroit idéal pour déposer un téléphone usagé. Et pourtant, les vendeurs ont une obligation de reprise dans le cadre d’un nouvel achat. Instaurée par une directive européenne, cette obligation est en vigueur depuis l’année 2012. Elle a tout simplement pour objectif d’optimiser le recyclage de ces équipements en imposants aux fabricants et opérateurs la prise en charge des coûts de ramassage ainsi que le traitement des déchets d’équipement électriques et électroniques.

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 Une source d’emplois

En plus d’être une mine inexploitée, le recyclage des smartphones est une source d’emplois. Il se trouve qu’une telle opération ouvre la voie à de nombreux métiers dédiés aux recyclages bien que le nombre ne soit pas encore défini. Dans les ateliers du Bocage, une entreprise d’insertion dans les Deux-Sèvres, 140 salariés ont traité près de 3 millions de téléphones usagés depuis 2006. Avec 100 millions d’appareils qui moisissent au fond des tiroirs en France, l’avenir du recyclage électronique semble prometteur.

 Diversifier les modalités de collecte

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Le rapport sénatorial prévoit également une diversification des modalités de collecte compte tenu du fait que « la conception des téléphones est délibérément défavorable ». Sans parler l’impossibilité de remplacer certains éléments tels que vis non standard, collage et soudage. En outre, les métaux qui composent nos appareils sont de quantité infime, par exemple, du cuivre dans l’antenne, de l’indium dans les écrans ou encore du cobalt dans les batteries. Il n’y a que la carte mère qui contient le plus de métaux précieux, à savoir, argent, cuivre, platine, or, étain, palladium, tantale et tungstène.

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